Le Rien et l'Expérience, "La Religion et l’Expérience"
La Religion et l’Expérience
Il serait plus commode de dire, comme tant d’autres : « Tout va bien. Et si cela va mal, c’est la vie. Le hasard, la fatalité. C’est ainsi, et pas autrement. »
Mais ma Vérité, transmise au creux du Silence, m’autorise à dire autre chose.
Car je sais que l’Homme, assoiffé de pouvoir, s’est saisi du Nom sacré de Yehoshua, non pour marcher à ses côtés, mais pour s’élever au-dessus des autres, tordant le Verbe pour asseoir sa couronne de fer.
Alors la Religion fut créée, non comme voie, mais comme voile. Et sur le trône du monde, ce ne fut pas le Bien qui siégea, mais le reflet de sa déformation.
La parole de Yehoshua, limpide comme la Source, devint fleuve détourné, torrent de sang, et fardeau sacralisé. Là où il avait semé l’Amour, on récolta la peur. Là où il appelait au pardon, on érigea des murs.
Pourtant son chemin, rude, accablé, dépouillé, révèle le sentier de l’Humain nu, celui qui doute, qui tombe, mais qui tend vers la Lumière.
Certains y voient un modèle, d’autres un échec. Et d’autres encore y projettent des formes, en oubliant le Souffle.
Trois religions sont nées de cet élan défiguré, non pour unir, mais pour distinguer. Dans leurs clameurs, le chaos s’est glissé.
Car les mots de Yehoshua n’ont pas été entendus comme des Clés, mais comme des lois. Son Message s’est dissous dans l’encre falsifiée, dans les pages arrachées, brûlées.
Alors vint le doute. Le mensonge. L’hypocrisie. Le désordre.
Puis l’habitude du désordre.
Et l’Homme sans Lumière a façonné sa doctrine, non à partir de la Grâce, mais du manque. Il a semé la peur pour régner sur la colère.
Mais au-delà de toute croyance, au-delà du nom que tu donnes ou non à Dieu, ce qui importe, ce n’est pas de croire.
Ce qui importe, c’est d’Être Bon.
/image%2F8320703%2F20250409%2Fob_394d12_djls.jpg)
/image%2F7107194%2F20250705%2Fob_a1b72b_la-religion.png)