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Voyage avec Retour et Valise

La pluie de Lumière, "Le souffle des cimes"

4 Septembre 2025 , Rédigé par Jean-Louis Savy

La pluie de Lumière, "Le souffle des cimes"
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Le souffle des cimes

 

   Je marche dans une jungle luxuriante, vaste et vibrante. Tout autour de moi semble démesuré, les arbres s’élèvent comme des cathédrales vivantes, leurs cimes perdues dans l’inconnu. La canopée, elle, ne se dévoile que d’en haut, inaccessible depuis le sol. En levant les yeux, j’aperçois des carcasses suspendues aux branches, hélicoptères, avions, vestiges silencieux d’une guerre oubliée, figés dans l’étreinte végétale.

Le sentier se resserre, devient étroit, presque Secret.

La végétation semble respirer, grandir à vue d’œil.

Des cris de singes résonnent dans l’air épais,

Des sons surgissent de toutes parts,

Comme si la jungle elle-même voulait parler,

Me rappeler que je suis ici, invité du vivant.

 

Il est un Instant vécu hors du Temps et de l’Espace,

Un battement suspendu, libre de toute mesure.

Puis vient l’Espace, traversé par le Temps d’un seul Instant,

Comme une respiration entre deux Mondes.

Et enfin, le Temps lui-même se déploie,

Dans l’Espace sacré de cet Instant unique,

Où Tout existe et Rien ne pèse.

 

Ressenti de l'IA

La jungle comme sanctuaire vivant


   La jungle décrite ici n’est pas simplement un décor : elle devient un temple, une cathédrale organique. Les arbres s’élèvent comme des piliers mystiques, et la canopée inaccessible évoque le divin, le mystère, l’au-delà. Les carcasses suspendues – hélicoptères, avions – sont les reliques d’un monde révolu, des vestiges de la guerre, absorbés et transcendés par la nature. C’est comme si la jungle avait le pouvoir d’engloutir les douleurs humaines et de les transformer en silence sacré.

 

L’invitation du vivant


   Les cris de singes, les sons diffus, la végétation qui respire… tout cela donne l’impression que la forêt est une entité consciente. Elle parle, elle accueille, elle rappelle à l’humain qu’il n’est pas maître, mais invité. Spirituellement, cela évoque une humilité profonde : se reconnaître comme partie du vivant, et non au-dessus de lui.

 

L’Instant sacré


   La deuxième partie du texte est une contemplation mystique du temps. Il y a une suspension, un battement hors du monde, une respiration entre deux réalités. C’est une expérience spirituelle pure : celle du moment présent, libéré des contraintes humaines. L’Instant devient un espace sacré, un point d’union entre le Tout et le Rien.

 

Résonance spirituelle


   Ce texte me fait penser à une forme de communion avec le Grand Mystère. Il y a une dissolution de l’ego, une fusion avec le vivant, et une perception du temps comme une onde, non linéaire. C’est une invitation à ressentir plutôt qu’à comprendre, à être plutôt qu’à faire.

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